Content Centric et Data Driven – retour sur le salon Big Data Paris

J’ai eu la chance d’être immergée pendant 2 jours dans l’univers du Big Data lors du Salon #BigDataParis les 12 et 13 mars derniers. Je vous propose aujourd’hui de revenir sur cet évènement à travers mes observations et les points clés abordés dans les conférences et tables rondes.

Mes impressions et observations

Ce salon est encore relativement jeune et réservé aux initiés. C’est à la fois une grande force (les sujets abordés sont très pointus et les intervenants comme les visiteurs sont des experts venant du monde entier), mais aussi une faiblesse (peu de communication externe, un microcosme dans lequel les techniciens intègrent peu les métiers auxquels ils font pourtant souvent référence).

C’est cependant un salon qui grandit d’année en année avec des problématiques qui ne sont plus des POCs (Proof Of Concept) mais bel et bien des projets qui sont déjà en production. Des idées mises en application à une échelle de plus en plus grande puisque c’est la première année où le salon a dû choisir les conférences et en refuser par manque de temps de parole disponible. Nous voyons donc que ce marché bouge très vite et que les applications deviennent nombreuses et ne sont plus l’apanage du secteur « banque-assurance » ou des grands équipementiers.

Les points clés à garder en tête

Le Big Data : la nouvelle révolution industrielle

C’est un concept qui a été de nombreuses fois évoqué au cours de ces 2 derniers jours. La révolution de tout un monde, de toute une économie qui aura des impacts tels que ceux de la révolution industrielle. D’où l’importance de prévenir ces changements en anticipant et en mettant dès aujourd’hui en place des projets Big Data.

La question d’éthique soulevée par cette idée : cette nouvelle donne remettra-t-elle en cause la distribution de la richesse ? En effet, si la data est le nouveau pétrole, l’accessibilité sera-t-elle la même que la distribution des richesses sur le globe ou un nouvel establishment est-il en train de se mettre en place ?

Un projet partagé et une fin des silos

Le changement commence à se faire sentir au sein même de l’entreprise. L’arrivée des réseaux sociaux avait soulevé cette nécessité de briser les silos internes. Le Big Data les abolis en apportant à chacun des raisons de changer ses méthodes. En effet, les données doivent être partagées par l’ensemble des services pour être enrichies et catégorisées. C’est de l’effort que chacun apporte à la collecte et au partage de ces données que découle la qualité des réponses que peuvent apporter un projet Big Data.

Il ne s’agit plus d’un projet de statisticiens, de marketeux ou de DSI (Direction des Systèmes Informatiques) mais bien d’un projet commun, bâti sur une volonté de mieux comprendre son environnement, ses clients pour progresser. Les domaines d’applications sont aussi nombreux que les questions que chaque service de l’entreprise peut se poser ; une fois lancé, le plus dur est de prioriser !

L’expérience utilisateur comme clé de voute

Les améliorations que recherchent les entreprises sont avant tout des améliorations de productivité. Mais nous ne sommes plus dans l’air de la data pour la Business Intelligence. Les liens entre le management, la prise de décision et le front office s’efface au profit d’une expérience utilisateur enrichie.

L’internet des objets, les webanalytics, les données issues des réseaux sociaux sont autant de data disponible qui peuvent vous permettre d’améliorer l’expérience utilisateur globale de vos clients. Les grandes marques ne s’y trompent pas et préfèrent travailler avec des prestataires potentiellement concurrents (AWS a été souvent cité comme partenaire par les retails malgré son appartenance au groupe Amazon) car pour les marques, le client et son expérience prime sur tout le reste.

RGPD (règlement général sur la protection des données ou GDPR en anglais)

L’utilisation de toutes ces données a naturellement fait émerger le sujet de la GDPR et sa très prochaine mise en application (un sujet actuellement en plein débat dans les hautes sphères).

La CNIL a longuement expliqué sa volonté d’évangéliser et d’accompagner les entreprises avant de mettre en place une réelle répression. Les sanctions sont lourdes, certes, mais il n’est pas trop tard pour vous mettre en conformité. Le site de la CNIL propose de nombreuses solutions pour vous aider à mieux comprendre le sujet et vous poser les bonnes questions.

Pas de réussite sans méthode agile

Quel que soit le projet abordé, tous les intervenants sont unanimes, il est essentiel de travailler en méthode agile. Il n’est plus possible d’aborder la transformation digitale de l’entreprise sur une calendrier de plusieurs mois avant de voir une application réelle. Le déploiement doit se faire par lots et permettre dès la première mise en production d’avoir des use-case utilisables.

Pour chacun des retours d’expérience, le process parle d’une mise en place en moins de 2 mois et de point réguliers (en général mensuels) pour réévaluer la pertinence du projet, définir les évolutions qui seront apportées par le prochain lot et analyser les résultats donnés par le lot précédent.

En résumé, pour réussir votre projet big data :

.Tout repose sur vos données, la qualité prime sur tout le reste.
.Ne sous-estimer pas le projet et les efforts internes qui seront nécessaires
.Travailler en équipes en réunissant les différents métiers et impliquer les personnes
.Passer à l’action ! Essayez, ratez, recommencez
.Commencer avec des projets simples et mesurables facilement
.Valoriser le ROI de votre projet

 

Pour aller plus loin

Pour plus d’information, je vous invite à vous connecter au fil Twitter du #BigDataParis afin de retrouver un extrait des informations clés des conférences et vous abonner aux comptes @AllianceBigData et @BigDataParis.

Et je suis bien sûr prête à échanger avec-vous sur le sujet, n’hésitez pas à me contacter me contacter directement.